RISQUES ET COMPLICATIONS
Les complications sont très rares. En comparant à l'anesthésie générale, c'est la technique d'anesthésie de choix.
Rarement, des sensations à type de fourmillement peuvent persister plusieurs semaines après la réalisation de l'anesthésie.
SI VOUS VOUS BLESSEZ
- 1. Ne plus rien boire (même de l'eau)
- 2. Ne plus rien manger
- 3. Ne plus fumer
- 4. Ne pas mâcher de chewing-gum
- 5. Récupérer la liste de vos médicaments et les différents examens passés récemment (électrocardiogramme, résultats de prises de sang, compte-rendus de consultation spécialisée)
Service anesthésie
La chirurgie du membre supérieur, dans notre établissement, s'effectue dans la quasi totalité sous un type d'anesthésie que l'on appelle anesthésie locorégionale. Elle est toujours réalisée par un médecin anesthésiste-réanimateur. Elle se distingue de l'anesthésie locale par le fait qu'elle est réalisée à distance de la zone à opérer. Son principe repose sur l'injection au contact des nerfs de produits, nommés anesthésiques locaux, qui vont bloquer la transmission des messages douloureux de manière complète et transitoire (2 à 12 heures).
AVANTAGES DE L'ANESTHESIE LOCOREGIONALE
- 1. Excellente qualité d'analgésie dans plus de 97% des cas qui continue après l'intervention et permet une kinésithérapie immédiate.
- 2. Réalisable dès 4 ans jusqu'à …
- 3. Entrée et retour au domicile le jour même le plus souvent.
- 4. Utilisation de produits n'entraînant qu'exceptionnellement des allergies
- 5. En cas de lésion urgente à traiter (replantation de doigts par exemple) il n'est pas nécessaire d'être à jeûn.
PROCEDURES
Différentes méthodes existent. Nous aborderons uniquement celles qui nous semblent les plus sûres. Nous réalisons environ 7000 blocs par an sur le principe suivant.
Pour déposer au contact des nerfs le produit (anesthésique local) qui va endormir le membre nous utilisons un appareil électrique, nommé neurostimulateur, qui, relié à une aiguille va nous permettre d'approcher les nerfs sans les blesser. Lors de la chirurgie du membre supérieur, nous réalisons soit
- un bloc axillaire. Après franchissement de la peau avec l'aiguille au niveau de l'aisselle, nous localisons le nerf. Lorsque nous approchons de ce dernier, la main, l'avant-bras ou le bras se trouve animé de mouvements réguliers indépendants de votre volonté entrainés par le courant électrique de faible intensité (5mA maxi) délivré par le neurostimulateur. Un fois le nerf parfaitement localisé, nous injectons l'anesthésique local. La réalisation de cette procédure peut prendre une quinzaine de minutes. Rapidement va se produire le blocage de la transmission des messages douloureux et des messages moteurs. En pratique le membre devient insensible et ne sera plus animé d'aucun mouvement spontané, les seuls mouvements possibles seront passifs et dépendants de la pesanteur. C'est une sensation nouvelle et transitoire, bien acceptée dans l'immense majorité des cas. Au cours de la réalisation du bloc vous êtes constamment surveillé par le médecin ainsi que par un appareil qui surveille votre fréquence cardiaque. Après un délai minimum de trente minutes, vous êtes confié au chirurgien qui peut réaliser le geste chirurgical. De l'intervention vous ne verrez rien, un grand drap stérile vous séparant du site opératoire. Tout au plus vous pourrez sentir que votre bras est mobilisé. Ce type d'anesthésie permet des interventions très longues qui atteignent parfois 12 heures
- une bloc tronculaire : le principe de localisation du nerf reste le même, mais la piqûre est réalisée au niveau du coude ou de l'avant-bras.
- un bloc digital : injection simple d'anesthésique local à la base du doigt sans utilisation du neurostimulateur.