Syndrome de conflit sous-acromial. SOS MAINS : Urgences mains de l'Est parisien, centre agréé par la FESUM.
tél : 01 64 43 43 43 , 24H/24 - 7J/7
SOS Mains, Urgences mains de l'Est parisien
Syndrome de conflit sous-acromial

Les autres pathologies de la main



Qu’est ce que le syndrome de conflit sous-acromial ?

Le syndrome de conflit sous-acromial (CSA) correspond à un frottement anormal entre l’acromion et la partie supérieure de l’humérus (voir schéma).

Ce frottement est douloureux et se produit essentiellement lorsque vous soulevez quelque chose devant vous à la hauteur des épaules.

Ce conflit entraîne une réaction inflammatoire et peut apparaître pour plusieurs raisons :

- soit l’acromion a une forme en crochet, ce qui se voit sur certaines radiographies,

- soit les muscles qui abaissent l’humérus sont déficients,

- soit c’est un surmenage de cette région par une activité répétitive les bras en l’air.


Le CSA apparaît dans 2 types de circonstances :

- les jeunes sportifs (javelot, tennis)
- après 50 ans.

Le diagnostic repose sur le déclenchement de la douleur lors de certains mouvements ou tests.
Les tests qui sont réalisés en consultation ferment l’espace sous-acromial.
Lorsqu’il déclenchent la douleur ils sont positifs et confirment le diagnostic.
Un examen complet de l’épaule est toujours nécessaire car il peut s’y associer une limitation de la mobilité, un mauvais fonctionnement neurologique ou musculaire.
A ce stade, seuls des radiographies sont indispensables.
Un traitement doit être institué pour éviter que le conflit ne devienne chronique. Si le conflit douloureux n’est pas traité de façon efficace, il peut évoluer vers une rupture progressive des muscles soumis au frottement : c’est la rupture de la coiffe des rotateurs.

Quel est le traitement d’un CSA ?

Le but du traitement et de stopper le frottement anormal et l’inflammation des tendons sous l’acromion.
Si ce traitement est efficace (le 3ème mois en général), une activité pourra être reprise progressivement.
Le traitement comporte plusieurs volets
- Eviter toutes les positions où le conflit reproduit,
En pratique cela conduit à interdire tous les gestes avec les bras en l’air. Un arrêt de sport , une modification du poste de travail sont souvent indispensables. Il faut également éviter de s’appuyer sur les mains pour se relever.
- Les anti-inflammatoires et parfois 1 ou 2 infiltrations dans l’espace sous-acromial.
- La rééducation a pour but de renforcer les muscles abaisseurs de l’humérus et d’assouplir l’articulation. Elle doit être indolore.

Certains exercices peuvent être réalisés à la maison :
- les 2 bras collés au corps, les mains tenant une canne devant vous à l’horizontale. Sans aucun mouvement vous poussez et vous tirez alternativement comme pour allonger ou comprimer la canne par séquences de 10 secondes.

D’autres exercices que vous pourrez réaliser vous-même vous seront montrés par votre kinésithérapeute, en particulier, pour assouplir l’articulation.
Ces exercices doivent être faits plusieurs fois par jour. Ils ne doivent pas être douloureux.Vous devez être revus régulièrement par votre médecin pour en contrôler l’efficacité.

Quelle est la place du traitement chirurgical ?

Lorsque les douleurs persistent malgré ce traitement pendant plus d’un mois, d’autres examens radiographiques sont indispensables.

Ces examens peuvent détecter une rupture débutante des muscles de la coiffe qui doit être réparée chirurgicalement. Si les radiographies sont normales et que la coiffe est intacte, la rééducation doit être poursuivie pendant encore 1 à 2 mois.

C’est seulement après échec de 2 à 3 mois de rééducation au minimum qu’un traitement chirurgical est indiqué. Ce traitement comporte l’élargissement de l’espace sous acromial en amincissant l’acromion. Il peut parfois être réalisé sous arthroscopie.Cette intervention doit être suivie d’une rééducation immédiate. Le résultat n’est acquis qu’àprès 1 à 2 mois de rééducation. La reprise des activités sportives et professionnelles lourdes sera très progressive. 3 mois après l’intervention, 80 % des patients sont soulagés et reprennent une activité normale.